lundi 11 janvier 2016

15 choses à faire avant de mourir

Salut les dinos,

Pour commencer la semaine en douceur, j'avais envie de partager avec vous une petite partie de ma Bucket List ou liste des choses que j'aimerais faire avant de mourir. J'ai commencé à consigner mes envies dans un petit carnet il y a plusieurs année et, au fil du temps, j'ai pu en rayer quelques unes ! Il y a des envies qui ne sont plus spécialement d'actualité et il y en a de nouvelles qui se sont ajoutées à la liste déjà longue. Je suis plutôt chanceuse parce qu'avant même de commencer à faire ma liste, j'avais déjà fait des choses un peu folles comme voir des étoiles filantes, toucher un éléphant, nager en dessous d'une casacade et tenir un lionceau (merci maman).


J'ai rayé de ma liste :

- Se faire tatouer
- Voir le maison de Juliette à Vérone et le célèbre balcon
- Etre marraine
- Lancer une lanterne volante
- Apprendre à faire des ricochets


Ceci est une tranche de vie tout à fait vraie.
Pour souligner le décrochage du mur, Élise m'a demandé d'écrire un texte à propos de mon expérience. Avec des citations marquantes tirées de ma documentation du mur.. Comme j'avais mis comme souhait que j'aimerais, un jour, écrire quelque chose dont je serais vraiment fière, il y avait là de la pression. J'y ai pensé toute la semaine. Puis, le hasard a décidé pour moi.
À 24 heures de mes 30 ans, alors que j'étais en voyage à NYC, j'ai reçu l'appel que personne ne veut recevoir : «Madame Décoste, ici la clinique médicale. Nous avons reçu vos résultats d'examen.»
Comme toutes les femmes adultes, je vais chez le gynécologue tous les ans, pour faire le PAP test. Celui où l'on vous gratouille l'intimité. On en parle rarement en public, et encore moins devant une soixantaine d'inconnus! Mais la prévention, c'est important.
Mon médecin m'avait dit : «Pas de nouvelle, bonne nouvelle.» Je n'étais pourtant pas à risque. Alors, recevoir ce message a été un moment terrifiant.
Je me suis mise à pleurer.
J'ai passé la nuit à me dire que le pire était arrivé, Que j'avais le cancer du col de l'utérus. Des cellules qui se multipliaient à un rythme fou. Qu'il faudrait m'enlever l'utérus. Que je ne serais jamais mère. Que mon chum n'aurait jamais le bonheur d'être père.
Je ne pouvais pas croire que j'allais apprendre ça à 24 heures de mes 30 ans.
Toute la nuit, j'ai pensé au fait que ce n'est pas tant que ce que l'on fait avant de mourir qui importe, mais bien ce que l'on fait du temps qu'il nous reste à vivre.
Au lieu de songer que l'on pourrait mourir demain et que l'on devrait vivre chaque jour comme si c'était le dernier, je pensais plutôt à ce que je ferais du temps qu'il me resterait à vivre.
Le lendemain matin, dès l'ouverture de la clinique, j'ai téléphoné. La secrétaire était beaucoup trop joyeuse au téléphone. Comment quelqu'un qui est payé pour annoncer de mauvaises nouvelles pouvait-il être autant de bonne humeur? C'est horrible!
Puis, elle m'a dit : «J'ai les résultats de votre test. Tout est clean. Vous êtes ok.»
Soulagement. C'est peu dire.
Je me suis alors promis qu'au lieu de pleurer de peur, de rage, de frustration, j'essaierais plutôt de pleurer chaque jour devant un objet de beauté.
(Caroline)

Improvisation devant public pour le décrochage du mur

J'aimerais :

- Faire du bénévolat en Afrique
- Participer à une soirée masquée (ou mieux, à un bal masqué !)
- Offrir un bouquet en respectant le langage des fleurs
- Se baigner dans le blue lagoon (Islande)
- Apprendre à jouer du ukulélé
- Voir une aurore boréale
- Tester la hoop dance
- Tester la pole dance
- Adopter un chien
- Apprendre à reconnaître les constellations

N'hésitez pas à partager vos envies dans les commentaires, ça m'intéresse !
Les photos viennent du tumblr consacré au mur « Avant de mourir… » du Québec (ici).
Je vous fais plein de bisous et vous souhaite une très bonne semaine !

1 commentaire:

  1. J'aime tellement ton article, je le trouve vraiment beau :) Ca me fait vraiment réfléchir !

    Léa-Marie de www.mysweetcactus.com

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